Le Rwanda a conclu un accord de dix ans pour accueillir le Grand Prix d’Afrique au début des années 2030. Une annonce majeure saluée par le président Paul Kagame, qui entend faire de cet événement une vitrine du potentiel africain dans le sport mondial.
L’accord annoncé ce mardi 13 octobre 2026 à Kigali prévoit la construction d’un circuit répondant aux normes internationales à Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de la capitale. Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de développement du tourisme, des infrastructures et des activités commerciales. La date exacte de la première course reste à déterminer.
Paul Kagame : « Nous voulons contribuer, pas seulement participer »
Pour le président rwandais, cette décision dépasse le cadre du sport automobile. Paul Kagame y voit une occasion de renforcer la place de l’Afrique dans les grandes compétitions internationales et de transformer son intégration aux marchés mondiaux en opportunités concrètes pour le continent.
« Nous voulons contribuer, pas seulement participer », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité pour les pays africains de prendre pleinement part au développement des disciplines sportives mondiales.
Le chef de l’État a également insisté sur les perspectives offertes par l’intégration des marchés africains aux grandes franchises et compétitions internationales. Selon lui, ces partenariats peuvent devenir des leviers de transformation, à condition que les pays du continent défendent davantage leurs intérêts et valorisent leurs capacités.

Un pari sur le tourisme et l’économie
Au-delà de la compétition, Kigali mise sur les retombées économiques de cet accord : visibilité internationale, développement touristique, investissements et création d’emplois. Le futur circuit pourrait également accueillir d’autres événements sportifs, des conférences et des manifestations culturelles tout au long de l’année.
Le défi sera toutefois de concrétiser ces ambitions. La construction du circuit, son financement, son exploitation et les retombées réelles pour les entreprises et les populations locales constitueront des étapes déterminantes pour la réussite du projet.
Un retour attendu pour le sport automobile africain
La dernière course de Formule 1 organisée sur le continent remonte à 1993, en Afrique du Sud. Avec cet accord, le Rwanda se positionne comme le futur point d’ancrage du retour de la discipline en Afrique. Selon les données publiées par la Formule 1, le championnat compte déjà plus de 100 millions de fans sur le continent.
Pour Paul Kagame, l’enjeu est clair : faire évoluer la perception internationale de l’Afrique et lui permettre de jouer un rôle plus actif dans les grands rendez-vous mondiaux.
Reste désormais à transformer cette annonce historique en un héritage durable, en veillant à ce que les bénéfices du Grand Prix dépassent le seul week-end de course et profitent également aux talents, aux entreprises et aux communautés africaines.








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