Régularisation des carrières, simplification des procédures, réforme des statuts et formation des futurs administrateurs : Laurence Ndong conserve le portefeuille de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, dans un contexte où les attentes des agents publics restent fortes.
Le remaniement gouvernemental annoncé le dimanche 11 octobre 2026 confirme le maintien de Laurence Ndong à la tête du ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités. Ce choix du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’inscrit dans une logique de continuité, alors que plusieurs réformes administratives sont en cours de mise en œuvre.
Des résultats chiffrés dans la régularisation des carrières
L’un des dossiers majeurs du ministère concerne la régularisation des situations administratives accumulées au fil des années. Selon l’Agence gabonaise de presse, 32 793 actes administratifs avaient été finalisés et transmis aux ministères sectoriels en septembre 2026. Ce volume comprend notamment 3 840 intégrations, 8 196 titularisations, 20 063 avancements et 694 reclassements.
Cette opération répond à une attente importante des agents publics, dont l’évolution professionnelle et la reconnaissance des droits dépendent du traitement effectif de leurs dossiers.
Le ministère a également développé le dispositif des guichets uniques, qui rassemble les différents intervenants chargés de valider les actes de carrière afin de réduire les délais et les lourdeurs administratives. Au cours des 100 premiers jours de la feuille de route ministérielle, trois sessions avaient permis de traiter 1 312 arrêtés au bénéfice de 31 626 agents publics, selon un bilan relayé par l’Agence gabonaise de presse.
Une réforme structurelle au-delà du traitement des dossiers
L’action engagée ne se limite pas à la régularisation des carrières. Le ministère travaille également à la refonte du cadre statutaire de la Fonction publique. En juillet 2026, un atelier réunissant 29 administrations et plus de 110 experts a permis de valider les projets de loi portant sur le nouveau Statut général de la Fonction publique et le nouveau Statut général des fonctionnaires.
La modernisation passe aussi par la transformation numérique, notamment à travers le Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État (SIGRH), destiné à améliorer le suivi des dossiers, la gestion des carrières et la fiabilité des données administratives.
Autre volet essentiel : la formation des futurs cadres. Le 2 octobre 2026, Laurence Ndong a présenté les orientations de la réforme aux 449 élèves administrateurs de la 38e promotion de l’École nationale d’administration (ENA), soulignant l’importance de préparer une nouvelle génération de hauts fonctionnaires aux transformations de l’État.
La continuité, mais aussi l’exigence des résultats
Dans son message publié après sa reconduction, Laurence Ndong a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour la confiance renouvelée, tout en promettant de poursuivre le travail « avec plus d’abnégation et de rigueur ».
Cette reconduction intervient à un moment où les réformes engagées doivent produire des effets toujours plus visibles pour les agents publics et les usagers de l’administration. La finalisation des actes ne constitue qu’une première étape : leur transmission effective aux bénéficiaires, leur prise en compte dans les carrières et la réduction durable des délais restent déterminantes.
En la maintenant à son poste, le président Brice Clotaire Oligui Nguema fait le choix de poursuivre les chantiers engagés sous la conduite de Laurence Ndong. Le défi de ce nouveau mandat sera de transformer les avancées administratives déjà enregistrées en améliorations durables du fonctionnement de l’État et des conditions de travail des agents publics.








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