Au-delà des actions menées autour du thème « Voir tôt. Agir tôt. », elle revient sur les rencontres avec les enfants, les familles et les professionnels de santé, et sur la nécessité de maintenir la mobilisation au-delà du mois de septembre.
Dans cette tribune, l’auteure souligne notamment l’importance du diagnostic précoce, de la solidarité et de l’engagement collectif face aux cancers pédiatriques. Elle rappelle également que derrière les statistiques se trouvent des enfants, des parents et des familles confrontés à des épreuves souvent difficiles.
Cette tribune est publiée dans la rubrique Opinion et exprime le point de vue de son auteure.
LE MOIS DE SEPTEMBRE S’ACHÈVE, NOTRE ENGAGEMENT CONTINUE.
Tout au long de ce mois de Septembre, nous avons parlé, appris, écouté, partagé, sensibilisé et surtout, nous nous sommes mobilisés pour lutter contre les cancers pédiatriques et pour soutenir les enfants et leurs familles.
Cette édition de “Septembre en Or Gabon 2026”, portée par la Fondation Dorcas autour du thème « Voir tôt. Agir tôt. », nourrissait une ambition essentielle : faire progresser la connaissance des cancers pédiatriques et rappeler combien la vigilance et le diagnostic précoce peuvent compter dans le parcours de soins d’un enfant.
Chaque action, chaque échange, chaque rendez-vous mené durant ce mois a porté le même message : nous avons tous un rôle à jouer. Parents, proches, enseignants, professionnels de santé, société civile, partenaires, médias, citoyens... chacun peut être un maillon de cette chaîne de vigilance et de solidarité.
Ce mois nous a également offert des moments de vives émotions positives : des témoignages qui nous ont émus, des expériences qui nous ont enseigné, des sourires d’enfants qui nous ont rappelé pourquoi nous agissons, des professionnels de santé qui ont partagé leurs connaissances et des acteurs de la société civile qui ont choisi de devenir, à leur tour, des « Personnes Relais » de sensibilisation.
S’il est vrai que je m’exprime ici en ma qualité de Présidente de la Fondation Dorcas, il est tout aussi vrai que c’est avec mon cœur de mère que j’ai vécu chacun de ces moments.
Car derrière chaque enfant que nous accompagnons, il y a une mère. Une mère qui espère, qui s’inquiète, qui s’accroche. Une mère dont le regard croise le vôtre et qui, parfois sans même avoir besoin de parler, vous confie ce qu’elle a de plus précieux.
Face à ces mères, je n’étais pas seulement Présidente d’une Fondation. J’étais une mère parmi d’autres mères. Et je comprenais cette attente immense, cette prière silencieuse, cette seule demande : que tout soit tenté, que rien ne soit laissé de côté, que tout soit fait pour sauver leur enfant.
J’y ai rencontré des enfants d’un courage bouleversant. Des enfants qui, malgré la maladie, malgré les traitements et les épreuves, continuent de rêver, de sourire, d’espérer. Des enfants qui nous rappellent, chaque jour, combien la vie peut être fragile, mais aussi combien elle peut être forte.
J’y ai rencontré des parents confrontés à l’inquiétude, à l’incertitude, parfois à l’épuisement, mais qui trouvent, jour après jour, la force de faire face aux contraintes imposées par la maladie, d’accompagner, de rassurer et de se battre aux côtés de leur enfant.
Et j’y ai rencontré des professionnels de santé profondément engagés, qui affrontent chaque jour les réalités exigeantes des cancers pédiatriques et qui, avec compétence, dévouement et humanité, œuvrent sans relâche pour offrir à chaque enfant les meilleures chances possibles.
Ces rencontres nous ont surtout rappelé que derrière les statistiques et les données médicales, il y a d’abord des vies. Des vies d’enfants. Des familles. Des histoires. Des espoirs.
Parce que perdre un enfant ne pourra jamais se résumer à un dossier que l’on referme.
C’est une vie qui s’interrompt bien trop tôt. Ce sont des rêves, des projets, tout un avenir qui n’aura pas eu le temps de s’écrire.
Et derrière cette absence, il y a une famille qui, elle, doit continuer. Continuer à avancer, à vivre, à se reconstruire, avec ce vide immense que rien ne pourra véritablement combler.
C’est aussi pour toutes ces vies interrompues, pour toutes ces familles marquées à jamais, que nous devons continuer à agir.
Mais aussi forte soit notre détermination, la Fondation Dorcas ne peut mener ce combat seule.
Parce qu’un combat de cette ampleur exige que nous unissions nos forces, nos compétences et nos volontés. Il appelle l’engagement de chacun.
Car face au cancer d’un enfant, personne ne devrait avoir à se battre seul. Et c’est ensemble que nous pouvons donner à chaque enfant davantage de chances de guérir, de grandir et, simplement, de vivre.
À tous nos relais, à celles et ceux qui ont donné de leur temps, de leur expertise, de leur énergie, de leur voix ou de leurs ressources : MERCI.
Merci aux institutions, aux professionnels de santé, à la société civile, aux médias, à nos partenaires, aux volontaires, aux familles et à toutes les personnes qui ont porté le Ruban d’Or à nos côtés.
Si le mois de septembre s’achève, notre vigilance, elle, ne doit pas s’arrêter.
Continuons à observer.
Continuons à nous informer.
Continuons à sensibiliser autour de nous.
Continuons à encourager les familles à consulter lorsqu’un signe inhabituel persiste.
Parce que la mobilisation en faveur des enfants atteints de cancer se traduit également par des gestes concrets de solidarité, un compte dédié au don de sang a été mis en place au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). Ce dispositif permet à toute personne qui le souhaite d’effectuer un don de sang au profit des enfants concernés.
Nous invitons ainsi toutes les personnes désireuses de rejoindre cette chaîne de solidarité à nous contacter afin d’obtenir les informations nécessaires sur les modalités du don.
Chaque don compte. Chaque geste de solidarité peut faire la différence.
Septembre en Or est bien plus qu’un mois : c’est un engagement, notre engagement pour les enfants, qui doit demeurer à chaque instant.
Faire briller le ruban doré, c’est aussi faire vivre cette cause bien au- delà du mois de septembre. C’est maintenir cette mobilisation tout au long de l’année.
Nous refermons cette édition avec de la reconnaissance, de l’espoir et surtout une conviction renforcée : Voir tôt, c’est pouvoir agir tôt.
Et agir tôt, c’est donner à chaque enfant de meilleures chances de guérison.
Merci d’avoir été des nôtres pour ce « Septembre en Or Gabon 2026 ».
Anouchka OLIGUI NGUEMA






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