Cette nomination, annoncée par le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie, fait d’elle la première femme à prendre la tête du gouvernement marocain.
La décision intervient quelques jours après les élections législatives du 23 septembre, remportées par le Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a obtenu 66 sièges et le Parti de l’Istiqlal 65.
Une nomination conforme à l’article 47
Coordinatrice de la direction collégiale du PAM, Fatima Ezzahra El Mansouri a été nommée conformément à l’article 47 de la Constitution, qui prévoit que le Roi désigne le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections législatives. Elle est désormais chargée de constituer la nouvelle équipe gouvernementale.
À 50 ans, la nouvelle cheffe du gouvernement arrive à la primature après un parcours politique marqué notamment par ses fonctions de maire de Marrakech et de ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville. Elle avait également rejoint la direction collégiale du PAM en 2024.
Une première historique, mais un gouvernement à construire
Au-delà de sa dimension historique, cette nomination ouvre une phase politique complexe. Avec 97 députés, le PAM ne dispose pas à lui seul de la majorité absolue à la Chambre des représentants. Fatima Ezzahra El Mansouri devra donc mener des consultations afin de constituer une majorité capable de soutenir son gouvernement.
La nouvelle cheffe du gouvernement devra également s’attaquer à plusieurs dossiers majeurs : emploi, pouvoir d’achat, santé, éducation, protection sociale et réduction des disparités territoriales. Son gouvernement aura aussi la responsabilité de poursuivre les préparatifs liés à la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.
L’accession de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête de l’Exécutif constitue ainsi une première institutionnelle pour le Maroc. Mais au-delà du symbole, la nouvelle cheffe du gouvernement est désormais attendue sur sa capacité à former une majorité, conduire l’action gouvernementale et répondre aux priorités économiques et sociales du Royaume.








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