Le Gabon engage une nouvelle étape dans le développement de son infrastructure numérique à travers un partenariat public-privé (PPP) conclu pour 20 ans avec Gabon Fiber S.A. L’accord prévoit à la fois l’exploitation du réseau existant et son extension, avec l’objectif affiché d’améliorer la connectivité sur l’ensemble du territoire.
Selon
le ministre en charge du secteur, la capacité de la fibre optique sera doublée,
une évolution qui doit permettre d’accroître les performances d’Internet et, à
terme, de contribuer à une baisse de son coût pour les populations.
Un réseau porté à 3 500 km
Le
dispositif repose sur deux régimes complémentaires. Le premier concerne environ
1 800 km de réseau existant,
qui demeure la propriété de la SPIN et sera exploité dans le cadre d’un régime
d’affermage.
Le
second porte sur 1
700 km d’extension programmée. Cette nouvelle infrastructure
sera conçue, financée, construite et exploitée par Gabon Fiber S.A.
À
terme, le réseau national devrait ainsi atteindre environ 3 500 km,
renforçant la capacité du pays à desservir davantage de territoires en
connectivité très haut débit.
L’investissement privé au cœur du projet
Pour
le gouvernement, l’un des intérêts majeurs du modèle concessif réside dans sa
capacité à mobiliser des financements privés sans solliciter directement le
budget de l’État pour l’extension du réseau.
Le
ministre souligne ainsi que les travaux d’extension seront entièrement financés par le
secteur privé, tandis que le Gabon conserve la propriété du
réseau existant à travers la SPIN.
Pour
Bertrand Mahoukou Bitchinda, directeur général de la SPIN, l’enjeu dépasse la
simple modification de l’exploitant. Il s’agit désormais de passer d’une
logique de gestion de l’infrastructure existante à une stratégie combinant exploitation, modernisation
et extension du backbone national.
Souveraineté et sécurité des infrastructures
Le
gouvernement présente également cette concession comme une étape dans le
renforcement de la souveraineté du Gabon sur ses infrastructures numériques
critiques.
Cette
dimension impose toutefois une attention particulière à la période de
transition. La SPIN entend travailler avec Gabon Fiber S.A. et les
administrations compétentes afin d’assurer la continuité du service et la
protection des intérêts stratégiques de l’État.
Au-delà
de l’extension physique du réseau, l’enjeu sera donc de transformer cet
investissement en meilleure
couverture, davantage de capacité et une connectivité plus accessible
pour les populations.
Si les objectifs annoncés sont
atteints, le passage de 1 800 à environ 3 500 km de réseau pourrait constituer
une nouvelle étape importante dans la transformation numérique du Gabon.








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