Selon le ministère nigérian de la Santé, les premiers symptômes de la patiente sont apparus le 7 octobre. Elle a consulté dans un établissement de santé privé à Abuja le 11 octobre, avant que les analyses de laboratoire ne confirment l’infection le 20 octobre.
La patiente est actuellement isolée et reçoit des soins. Les 44 personnes identifiées comme contacts potentiels font l’objet d’un suivi sanitaire. Parmi elles figurent notamment des personnels de santé et des personnes de son entourage, selon les informations rapportées par Reuters.
Les autorités ont également renforcé les mesures de prévention et de contrôle des infections dans l’établissement où la malade avait été prise en charge. Le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies coordonne les opérations avec le ministère de la Santé et les partenaires internationaux.
L’origine de la contamination reste à déterminer
Si le voyage de la patiente en Ouganda a été signalé par les autorités, son lieu exact de contamination n’est pas encore établi. Les investigations doivent permettre de reconstituer son itinéraire et d’identifier les éventuelles expositions au virus.
L’Ouganda a, de son côté, indiqué que le simple passage de la patiente sur son territoire ne permettait pas de conclure qu’elle y avait contracté la maladie. Le pays avait annoncé la fin de son précédent épisode épidémique lié à cette souche en août 2026.
Cette distinction est essentielle pour éviter toute conclusion prématurée alors que les investigations épidémiologiques se poursuivent.
Une souche qui complique la riposte sanitaire
Le cas détecté au Nigeria concerne le virus Bundibugyo, une souche du virus Ebola à l’origine d’une flambée déclarée en République démocratique du Congo en mai 2026. Le Nigeria devient ainsi le cinquième pays à détecter cette souche depuis le début de cet épisode épidémique, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La maladie peut provoquer de la fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des maux de tête ainsi que des troubles digestifs. La transmission survient principalement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée, ou avec des objets contaminés.
La prise en charge rapide des cas suspects, l’isolement des malades et le suivi des contacts constituent donc des éléments déterminants pour limiter la propagation.
Une vigilance renforcée à l’échelle régionale
Face à l’évolution de la situation, l’OMS appelle les pays de la région à maintenir une surveillance épidémiologique active, à renforcer les capacités de diagnostic et à préparer leurs équipes d’intervention. La coopération entre les États demeure essentielle pour détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas.
Pour le Nigeria, l’enjeu immédiat consiste à retrouver et surveiller les personnes potentiellement exposées, tout en établissant l’origine de l’infection. À ce stade, la confirmation d’un cas importé ne signifie pas qu’une transmission communautaire est installée dans le pays.
La rapidité et l’efficacité du traçage des contacts seront déterminantes dans les prochains jours pour évaluer l’ampleur réelle du risque et empêcher l’apparition de nouvelles chaînes de transmission.
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