Selon le ministère saoudien de l’Intérieur, ils avaient été condamnés à mort pour des actes qualifiés d’« indécents » dans une mosquée. La nature exacte des faits reprochés n’a toutefois pas été précisée.
Certaines publications sur les réseaux sociaux évoquent un baiser sur le front comme motif de la condamnation. Cependant, aucun élément officiel consulté ne confirme cette version. La presse bangladaise rapporte également qu’une accusation d’adultère aurait été évoquée par la secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Shama Obaed Islam. En l’absence d’accès au dossier judiciaire complet, les circonstances précises restent à éclaircir.
Dhaka demande des explications à Riyad
Les autorités bangladaises affirment ne pas avoir été informées avant l’exécution des peines. Elles ont sollicité des explications auprès de Riyad concernant la procédure judiciaire et les circonstances de cette affaire. Les conditions d’assistance consulaire et les possibilités de recours dont auraient bénéficié les deux ressortissants restent notamment à clarifier.
La peine de mort au cœur des préoccupations
Cette affaire relance le débat sur l’application de la peine capitale en Arabie saoudite, notamment à l’égard des ressortissants étrangers. Selon Amnesty International, le royaume a exécuté au moins 356 personnes en 2025, un record dans les données documentées par l’organisation.
Au-delà de cette affaire, plusieurs questions demeurent : quels actes précis ont été retenus par la justice et dans quelles conditions la procédure s’est-elle déroulée ?
Si les exécutions pour des actes qualifiés d’indécents sont rapportées, rien ne permet actuellement d’affirmer que les deux personnes ont été mises à mort pour un simple baiser sur le front.







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