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Gabon : l’AGASA ferme un commerce à Akanda après la découverte de denrées impropres à la consommation

Des centaines d’articles alimentaires, des produits carnés altérés et des défaillances dans la chaîne du froid : une opération de contrôle de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a révélé de graves manquements sanitaires dans un établissement commercial à Akanda.

Gabon : l’AGASA ferme un commerce à Akanda après la découverte de denrées impropres à la consommation

Cette intervention remet au premier plan la responsabilité des commerçants dans la protection de la santé des consommateurs. La sécurité alimentaire reste un enjeu majeur de santé publique au Gabon. Une inspection menée par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire dans un établissement commercial d’Akanda a mis au jour d’importantes irrégularités dans les espaces de stockage et les rayons de vente.


Selon les informations communiquées par l’agence, les contrôleurs ont recensé plusieurs dizaines de kilogrammes de denrées et plusieurs centaines d’unités dont les dates de péremption étaient dépassées. Certaines remontaient à février 2026.

Les produits concernés comprennent notamment des laits en poudre, des céréales, des préparations pour boissons, des conserves, des sauces, des biscuits, des confiseries et de la charcuterie.

Plus préoccupante encore, la présence de denrées carnées altérées a été constatée dans un contexte marqué par des ruptures de la chaîne du froid. De telles défaillances peuvent favoriser le développement de micro-organismes et accroître les risques d’intoxication alimentaire.

Ces constats soulèvent des interrogations sur la gestion des stocks, la surveillance des dates limites et le respect des conditions de conservation au sein de l’établissement.

Une fermeture à l’issue du contrôle

Face aux manquements relevés, les agents de l’AGASA ont dressé un procès-verbal détaillé, avant de procéder à la fermeture de l’établissement.

Cette décision rappelle l’importance des contrôles sanitaires dans les circuits de distribution alimentaire. La traçabilité des marchandises, la rotation des stocks, le retrait des denrées non conformes et le maintien des températures de conservation sont indispensables pour limiter les risques sanitaires.

Aucun bilan concernant d’éventuelles victimes n’a été communiqué dans les informations disponibles. Les constats effectués soulignent néanmoins la nécessité d’une vigilance constante dans les établissements commercialisant des produits destinés à l’alimentation.

Les commerçants face à leurs responsabilités

Au-delà de cette intervention à Akanda, l’affaire met en évidence la nécessité d’un contrôle quotidien des marchandises. Les professionnels doivent notamment vérifier les dates de péremption, surveiller leurs équipements frigorifiques et retirer immédiatement de la vente tout produit ne répondant plus aux exigences sanitaires.

L’AGASA entend également sensibiliser et accompagner les opérateurs économiques afin d’améliorer leurs pratiques. Cette démarche préventive est importante, mais elle doit s’accompagner d’un engagement réel des commerçants dans l’application des règles en vigueur.

La confiance des consommateurs repose sur cette responsabilité : chaque client doit pouvoir acheter des aliments dans des conditions garantissant leur sécurité.

La santé publique ne tolère aucun relâchement

Cette opération rappelle que la sécurité alimentaire nécessite une mobilisation permanente des autorités de contrôle et des acteurs du commerce. Si les inspections permettent de détecter les irrégularités, la prévention demeure la première ligne de protection contre les risques liés à la consommation de denrées mal conservées.

Les consommateurs sont également invités à vérifier les dates de péremption, à observer l’état des emballages et à rester attentifs aux conditions de conservation des produits réfrigérés.

À Akanda, la fermeture de cet établissement envoie un message clair aux professionnels du secteur : la sécurité sanitaire des aliments n’est pas une option, mais une obligation dont dépend directement la santé de la population.

 

Marie-Claire Bongo
Correspondante
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