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CEDEAO-AES : à Dakar, le dialogue reprend, mais l’accord reste à construire

Réunies le 17 octobre 2026 à Dakar, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Confédération des États du Sahel (AES) ont convenu de créer des groupes de travail conjoints en vue d’élaborer un accord-cadre de coopération.

CEDEAO-AES : à Dakar, le dialogue reprend, mais l’accord reste à construire

Une avancée diplomatique qui relance les discussions entre les deux organisations, sans toutefois déboucher sur un accord définitif. Pour la première fois dans ce format ministériel officiel, les deux organisations ont engagé des discussions formelles sur l’avenir de leurs relations depuis le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO, devenu effectif le 29 janvier 2025.


Cette rencontre intervient alors que les liens économiques, humains et sécuritaires entre les pays concernés demeurent étroits, malgré les divergences politiques et institutionnelles qui ont conduit à la rupture.  À l’issue des échanges, les deux parties ont décidé de mettre en place des groupes de travail thématiques chargés d’examiner les domaines d’intérêt commun et de formuler des propositions pour un futur accord-cadre.  Les conclusions de ces travaux seront soumises aux ministres lors d’une prochaine session, dont la date et le lieu restent à déterminer. Pour l’heure, aucune entente définitive n’a été conclue et les modalités concrètes du partenariat restent à définir.

Souveraineté et intérêts communs au cœur des discussions

Le processus vise à établir des relations fondées sur le respect de la souveraineté des États, le bon voisinage et la prise en compte des intérêts des populations.

Pour l’AES, composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’enjeu est de développer des relations avec les autres pays ouest-africains sans remettre en cause son cadre institutionnel. Pour la CEDEAO, il s’agit de préserver des mécanismes de concertation avec trois États dont les liens avec le reste de la région restent déterminants.

Les discussions pourraient notamment concerner les échanges commerciaux, la circulation des personnes et des marchandises ainsi que la coopération sécuritaire face aux menaces transfrontalières. Ces questions constituent des enjeux majeurs pour les populations, les transporteurs et les opérateurs économiques de la région.

Un dialogue à concrétiser

La rencontre de Dakar ouvre une perspective de rapprochement diplomatique, mais ne signifie ni une réconciliation institutionnelle ni un retour annoncé des pays de l’AES au sein de la CEDEAO.

La prochaine étape consistera à transformer les orientations retenues en propositions concrètes, puis en engagements mutuellement acceptés. La portée de cette initiative dépendra donc des résultats des groupes de travail et de la capacité des deux organisations à dépasser leurs divergences sur les sujets d’intérêt commun.

À Dakar, le dialogue a repris. Reste désormais à traduire cette ouverture diplomatique en une coopération durable, au bénéfice de la stabilité et de l’intégration régionale ouest-africaine.

Paul-Emmanuel Ella
Reporter sportif
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