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CNNII : salaires impayés, gestion contestée... que devient les engagements de la direction ?

 CNNII : salaires impayés, gestion contestée... que devient les engagements de la direction ?

À la suite de l’interview du directeur général de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), Alexis Mpiga Okoumba, les délégués du personnel ont tenu à réagir, estimant que les déclarations publiées dans L’Union du 25 août 2026 ne reflètent pas la situation vécue par les agents.

Selon les représentants du personnel, la compagnie reste confrontée à d’importantes difficultés, notamment en matière de salaires, de gestion interne et de respect des engagements sociaux.

Ils rappellent qu’au moment de la reprise de la CNNII par Ebomaf, l’entreprise comptait déjà 17 mois d’arriérés de salaires, auxquels s’ajoutaient des dettes sociales envers la CNSS et la CNAMGS depuis 2021. Deux protocoles d’accord conclus avec les agents seraient, selon eux, restés sans véritable application.

Sept mois sans salaire

Les délégués affirment également que la situation se serait davantage dégradée après la rupture entre Ebomaf et la direction générale en 2025. Ils évoquent notamment la suppression de certaines indemnités, des paiements en numéraire, ainsi que la disparition de l’organigramme et du département audit.

Entre décembre 2025 et juin 2026, les agents auraient ainsi cumulé sept mois consécutifs sans salaire. Deux mois auraient été réglés par le Trésor public en juin, puis un troisième par la direction générale en juillet.

Les représentants du personnel s’interrogent par ailleurs sur l’utilisation des recettes générées par le navire Elobey VI, affrété depuis février 2026 pour 90 millions de FCFA par mois, alors que seuls deux mois de salaires auraient été réglés sur cette période.

Les délégués interpellent les autorités

Face à cette situation, les représentants des salariés indiquent avoir saisi une Task Force chargée d’auditer la dette, tandis qu’un accompagnement d’Ecobank serait envisagé pour le règlement des 21 mois d’arriérés.

Après avoir également obtenu gain de cause devant le tribunal de Port-Gentil dans une procédure les opposant à la direction, les délégués réclament désormais des réponses concrètes.

David Ogandaga
Photographe
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