Déclarée officiellement à la mi-mai, cette 17e épidémie d’Ebola en RDC a débuté dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, avant de gagner six autres provinces. L’Ituri, le Nord-Kivu et le Haut-Uélé concentrent actuellement la majorité des cas rapportés.
Une situation qui reste préoccupante
Après une progression rapide, la courbe épidémiologique semble désormais atteindre un plateau. Mais cette évolution ne signifie pas pour autant que la crise est maîtrisée. L’agence de santé de l’Union africaine, Africa CDC, estime que la situation demeure préoccupante et que l’épidémie n’est pas encore sous contrôle.
La flambée actuelle est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin ni traitement n’est actuellement homologué. Plusieurs solutions thérapeutiques et vaccinales font néanmoins l’objet d’essais afin de renforcer les moyens disponibles contre cette souche.
Une riposte confrontée aux difficultés du terrain
La réponse sanitaire se déroule dans des zones où l'accès aux populations reste difficile. La présence de groupes armés, l'éloignement de certaines localités et la méfiance d'une partie de la population compliquent le travail des équipes médicales et humanitaires.
Les autorités ont notamment signalé la mort d’un prestataire chargé de la détection des cas lors d’une attaque armée contre un point de contrôle sanitaire au Nord-Kivu. Le rapport sanitaire fait également état d’une capacité d’accueil insuffisante dans certains centres de traitement de l’Ituri et d’une rupture des stocks d’un vaccin expérimental destiné à la souche Bundibugyo dans la Tshopo.
Des essais vaccinaux en cours
Face à cette situation, des essais cliniques ont commencé avec Ervebo, un vaccin dont l’efficacité est établie contre la souche Zaïre, mais qui n’est pas homologué contre la souche Bundibugyo. Les premières doses ont notamment été administrées à des personnels de première ligne participant aux essais.
En août, quelque 70 000 doses d’Ervebo issues du stock mondial de vaccins contre Ebola ont été attribuées à la RDC. Les États-Unis ont également annoncé une enveloppe supplémentaire de 267 millions de dollars destinée à soutenir la lutte contre l’épidémie.
Avec près de 4 000 décès déjà recensés et une propagation dans plusieurs provinces, la RDC reste confrontée à une urgence sanitaire majeure. La stabilisation récente du nombre de cas constitue un signal à surveiller, mais les difficultés d’accès aux soins, les violences et les contraintes logistiques continuent de peser lourdement sur la riposte.







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