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Congo : Brazzaville renforce le contrôle du bois pour accélérer l’industrialisation

La République du Congo entend renforcer le contrôle de ses ressources forestières et améliorer la valorisation de son bois.

Congo : Brazzaville renforce le contrôle du bois pour accélérer l’industrialisation

Réuni le 14 octobre 2026 au Palais du Peuple, sous la présidence de Denis Sassou-N’Guesso, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi portant création de l’Agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation (ACPFEI).


Cette nouvelle structure est appelée à remplacer le Service de contrôle des produits forestiers à l’exportation (SCPFE), afin d’adapter le dispositif de contrôle aux exigences du Code forestier de 2020 et aux règles encadrant les échanges commerciaux du bois.

Présentée par la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, la réforme vise notamment à renforcer le contrôle des produits forestiers, à améliorer la traçabilité des flux commerciaux et à garantir une meilleure prise en compte de la légalité du bois et de la gestion durable des forêts.

Le projet de loi doit encore être examiné et adopté par le Parlement. Sa mise en œuvre dépendra donc de la suite du processus législatif et des moyens accordés à la future agence.

La transformation locale au cœur de la stratégie

L’interdiction d’exporter le bois sous forme de grumes, c’est-à-dire non transformé, est entrée en vigueur le 1er janvier 2023. Elle vise à encourager la transformation du bois sur le territoire national, à favoriser la création d’emplois et à retenir davantage de valeur ajoutée dans l’économie congolaise. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle interdiction annoncée en octobre 2026, mais d’une mesure dont les autorités souhaitent renforcer l’application.

En parallèle, le gouvernement a adopté un projet de décret précisant les règles applicables aux conventions et permis forestiers. Le texte encadre notamment les procédures d’attribution, les obligations des exploitants, la protection des écosystèmes et leur contribution au développement local.

Des ambitions qui devront se concrétiser

Pour le Congo, l’enjeu dépasse la création d’une nouvelle structure administrative. Il s’agit de mieux surveiller les circuits commerciaux, de lutter contre les irrégularités et de faire du secteur forestier un moteur plus important de l’industrialisation nationale.

La réussite de cette réforme dépendra toutefois de son application : qualité des contrôles, transparence des procédures, respect des obligations environnementales et capacité des industries locales à transformer davantage de bois.

En renforçant la gouvernance forestière, Brazzaville affiche son ambition : mieux contrôler ses ressources, développer la transformation locale et faire profiter davantage l’économie nationale de la richesse de ses forêts.

Christine Mba
Chroniqueuse
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