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Affaire Bilie-By-Nze : le juge prolonge sa détention, la défense dénonce et conteste

La situation judiciaire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze connaît un nouveau développement.

Affaire Bilie-By-Nze : le juge prolonge sa détention, la défense dénonce et conteste

Alors que sa détention provisoire arrivait théoriquement à échéance le 16 octobre, son avocat, Me Thierry Nguia, affirme que le juge d’instruction a décidé de la prolonger pour une nouvelle période de six mois. Une décision que la défense conteste et contre laquelle elle indique avoir engagé des recours. Dans une interview diffusée sur Facebook, le conseil de l’ancien Premier ministre fait part de ses interrogations sur les motifs retenus pour maintenir son client en détention.


Selon Me Thierry Nguia, la défense s’étonne notamment de l’absence, depuis plusieurs mois, de certains actes d’instruction concernant son client. L’avocat affirme qu’Alain-Claude Bilie-By-Nze n’aurait notamment plus été entendu par le juge d’instruction depuis son incarcération.

Pour le conseil, cette situation pose la question de la justification d’un maintien en détention alors que, selon lui, plusieurs actes importants de la procédure n’auraient pas été accomplis.

La défense conteste également les risques évoqués pour justifier le maintien en détention, notamment la possibilité d’une éventuelle pression sur des victimes ou des témoins. Pour Me Nguia, ces risques doivent être établis et précisément motivés par des éléments du dossier.

Liberté provisoire, caution et résidence surveillée rejetées

Avant cette nouvelle décision, plusieurs démarches auraient déjà été entreprises par les avocats afin d’obtenir une remise en liberté.

Me Nguia indique notamment qu’une demande de liberté provisoire aurait été rejetée par la chambre d’accusation. La défense aurait également envisagé une libération sous caution ainsi qu’une assignation à résidence.

D’après le récit de l’avocat, ces différentes options n’auraient pas été retenues. La question des garanties de représentation et celle du contrôle du domicile auraient notamment été prises en compte dans l’examen de ces possibilités.

La défense dit manquer d’accès au dossier

Au-delà de la durée de la détention, le conseil soulève une autre difficulté : l’accès au dossier d’instruction.

Me Thierry Nguia affirme que la défense ne disposerait pas encore de tous les éléments lui permettant de connaître précisément les faits et les personnes concernés par les risques invoqués pour justifier le maintien en détention.

Une situation qui, selon lui, complique le travail des avocats et leur capacité à préparer pleinement la défense de leur client.

Des recours désormais attendus

La défense affirme avoir décidé de contester les différentes décisions prises dans cette procédure. La suite dépendra désormais de l’examen des recours annoncés et des décisions que rendront les juridictions compétentes.

À ce stade, les éléments disponibles reposent principalement sur les déclarations de Me Thierry Nguia. Les décisions judiciaires auxquelles il fait référence n’ayant pas été communiquées à la rédaction, leur contenu exact et leur motivation ne peuvent être vérifiés indépendamment.

L’affaire reste donc suspendue à la prochaine étape judiciaire, avec en toile de fond une question centrale : la prolongation de la détention provisoire sera-t-elle confirmée ou remise en cause par les juridictions saisies ?



Jean-Marc Obiang
Rédacteur en chef
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