Le président russe Vladimir Poutine
a appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies afin d’y
renforcer la représentation de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine.
Une prise de position qui intervient alors que la question du rééquilibrage de
la gouvernance mondiale occupe une place croissante dans les revendications des
puissances émergentes.
S’exprimant lors du 18e sommet des BRICS à New
Delhi, le dirigeant russe a estimé que l’élargissement du Conseil de sécurité
permettrait de renforcer l’efficacité et la légitimité de l’ONU face aux
nouvelles réalités géopolitiques.
La question est particulièrement sensible pour l’Afrique,
qui représente plus d’un quart des États membres de l’ONU mais ne dispose
toujours d’aucun siège permanent au Conseil de sécurité. Une situation que
l’Union africaine demande depuis plusieurs années de réformer.
Vladimir Poutine a également plaidé pour une
transformation des grandes institutions économiques internationales, notamment
le FMI, la Banque mondiale et l’OMC, jugeant nécessaire de les adapter aux
nouveaux équilibres économiques et politiques mondiaux.
Pour le président russe, les BRICS occupent
désormais une place croissante dans la gouvernance internationale et doivent
contribuer à l’émergence d’un ordre mondial multipolaire, avec
une participation accrue des pays émergents aux grandes décisions
internationales.
Un discours qui confirme la volonté de Moscou et
des BRICS de remettre en question l’architecture actuelle de la gouvernance
mondiale, au moment où la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU s’impose de
plus en plus comme un enjeu majeur pour les pays du Sud.







Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir à cet article.
Laisser un commentaire
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les commentaires sont modérés avant publication.