Proposé à 40 dollars par personne et par an dans 120 pays à revenu faible et intermédiaire, ce médicament suscite de nouveaux espoirs, notamment sur le continent africain.
Développée par le laboratoire indien Dr. Reddy’s Laboratories, cette version générique constitue une avancée importante dans l'élargissement de l'accès aux innovations médicales. Son prix annoncé, équivalant à environ 24 000 FCFA par an, représente une alternative nettement plus abordable que le médicament original commercialisé par Gilead Sciences.
Une injection tous les six mois
Le lénacapavir se distingue par son mode d'administration : deux injections sous-cutanées par an, espacées de six mois. Il est destiné à la prophylaxie pré-exposition (PrEP), une méthode de prévention réservée aux personnes séronégatives exposées à un risque d'infection par le VIH.
Les essais cliniques internationaux PURPOSE 1 et PURPOSE 2 ont révélé une efficacité préventive particulièrement élevée, proche de 100 % dans les populations étudiées. Cette performance, associée à la simplicité de son administration, pourrait faciliter l'adhésion à la prévention, notamment chez les personnes rencontrant des difficultés avec la prise quotidienne de comprimés.
Il ne s'agit toutefois ni d'un vaccin ni d'un traitement curatif. Son utilisation nécessite un dépistage préalable et un suivi médical régulier.
L'Afrique au cœur des perspectives d'accès
Le coût demeure l'un des principaux obstacles à l'accès aux innovations thérapeutiques dans les pays à revenus modestes. Avec un tarif annoncé de 40 dollars par an, le générique du lénacapavir pourrait contribuer à réduire considérablement cette barrière financière.
Cette initiative bénéficie de l'accompagnement de plusieurs partenaires internationaux, notamment Unitaid, la Clinton Health Access Initiative (CHAI) et le Wits Reproductive Health and HIV Institute.
Les premières livraisons sont envisagées dans certains pays avant la fin de l'année 2026, avec une perspective de déploiement plus large en 2027.
Le Gabon également concerné
Le Gabon figure parmi les 120 pays couverts par les accords de licences volontaires conclus avec Gilead Sciences. Cette inclusion ouvre une perspective supplémentaire pour le renforcement des stratégies nationales de prévention.
Toutefois, aucune date officielle de disponibilité sur le territoire gabonais n'a encore été confirmée. L'introduction du médicament dépendra notamment des procédures d'enregistrement, de l'organisation de l'approvisionnement et des décisions des autorités sanitaires.
Un défi désormais sanitaire et économique
Au-delà de l'innovation scientifique, l'enjeu sera de garantir un accès équitable à ce moyen de prévention. La formation du personnel médical, la sensibilisation des populations et la mobilisation des financements seront déterminantes.
Avec cette nouvelle version générique, la prévention du VIH pourrait franchir un cap important. Pour les pays africains, dont le Gabon, la priorité sera désormais de transformer cette avancée pharmaceutique en bénéfice concret pour les populations.
Sources : Clinton Health Access Initiative (CHAI), Unitaid, Reuters et Associated Press.








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