À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président iranien Masoud Pezeshkian a choisi de mettre en scène les conséquences humaines des affrontements qui opposent l’Iran aux États-Unis et à Israël. Il a présenté des photographies de victimes, notamment des enfants tués lors de la frappe contre une école à Minab, ainsi que celles de scientifiques iraniens et de civils.
Le président iranien a également consacré une partie importante de son intervention à la situation dans la bande de Gaza. Dénonçant les opérations israéliennes contre les Palestiniens, il a interpellé la communauté internationale : « Fermerez-vous les yeux sur de telles attaques ? » Pezeshkian a affirmé qu’au moins 35 000 civils avaient été tués à Gaza et accusé Israël de priver la population palestinienne de nourriture, d’eau potable, de médicaments et de soins de santé adéquats. Ces chiffres et accusations s’inscrivent dans un débat international fortement disputé sur le bilan humain et les responsabilités dans le conflit.
Cette intervention intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu à l’ONU. La question de Gaza domine les prises de parole de plusieurs dirigeants lors de cette session de l’Assemblée générale, tandis que la délégation israélienne avait quitté la salle pendant le discours du président turc Recep Tayyip Erdoğan, lui aussi très critique à l’égard de la politique israélienne à Gaza.
À travers son discours, Masoud Pezeshkian a ainsi placé les victimes civiles au centre de son intervention, tout en présentant la position iranienne sur les frappes visant son territoire et sur la situation palestinienne. Une prise de parole qui illustre une nouvelle fois la place centrale des conflits du Moyen-Orient dans les débats de l’ONU.





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