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Madagascar : un an après la révolte de la Gen Z, la refondation face à l’épreuve du temps

Un an après le début du mouvement de contestation qui a bouleversé Madagascar, la Grande Île commémore ce jeudi 25 septembre 2026 les événements qui avaient commencé par une mobilisation de la jeunesse contre les coupures d’eau et d’électricité.

Madagascar : un an après la révolte de la Gen Z, la refondation face à l’épreuve du temps

Un an après le début du mouvement de contestation qui a bouleversé Madagascar, la Grande Île commémore ce jeudi 25 septembre 2026 les événements qui avaient commencé par une mobilisation de la jeunesse contre les coupures d’eau et d’électricité. La journée est déclarée chômée et payée et une stèle doit rendre hommage aux 22 personnes mortes lors des manifestations.

De la contestation à la refondation

Né le 25 septembre 2025 autour des revendications de la « Gen Z », le mouvement s’était rapidement étendu à plusieurs grandes villes avant de prendre une dimension politique majeure. Le ralliement d’une partie de l’armée, notamment du CAPSAT, avait précipité le départ d’Andry Rajoelina et l’arrivée au pouvoir du colonel Michaël Randrianirina, investi président de la Refondation en octobre 2025.

Depuis, les autorités ont engagé un processus présenté comme une « refondation » des institutions. Celui-ci prévoit notamment des consultations nationales, une réforme du cadre constitutionnel et électoral ainsi qu’un retour aux urnes. Le président Randrianirina a encore réaffirmé, le 24 septembre à l’ONU, l’objectif d’organiser des élections libres et transparentes avant la fin de 2027.

Un calendrier encore sous surveillance

Le calendrier électoral reste toutefois un sujet sensible. Une communication de la présidence avait évoqué juillet 2027 comme première échéance électorale, avant que le chef de l’État ne précise que cette période correspondait surtout à la capacité attendue de la CENI à commencer l’organisation des scrutins. Le calendrier exact demeure donc à préciser.

Parallèlement, les consultations politiques se poursuivent. Une concertation nationale impliquant notamment les différentes composantes de la société malgache doit contribuer à déterminer les contours institutionnels de la sortie de transition. La question du dialogue avec les forces politiques et celle des conditions d’organisation des futures élections restent au centre des débats.

La Gen Z demande encore des résultats

Un an après avoir été au cœur de la mobilisation, une partie de la jeunesse estime que les revendications initiales restent largement d’actualité. Selon des témoignages rapportés par l’AFP, certains militants considèrent que les problèmes liés à l’eau, à l’électricité et plus largement aux conditions de vie n’ont pas été entièrement résolus.

La refondation se trouve ainsi face à une double exigence : transformer la rupture politique de 2025 en changements institutionnels durables et répondre aux attentes sociales qui avaient porté la mobilisation de la Gen Z. À l’approche des prochaines échéances électorales, la capacité du pouvoir à maintenir le dialogue et à concrétiser sa feuille de route constituera l’un des principaux enjeux de la transition malgache.

Jean-Marc Obiang
Rédacteur en chef
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