Alors que le Parti républicain et démocratique (PRD) d’Ariel Éloi Iwangou a saisi la Cour constitutionnelle pour contester la délibération du Conseil des ministres du 18 septembre 2026, le Parti démocratique gabonais (PDG) affiche sa sérénité. Son président, Blaise Louembé, assure que sa formation répond aux exigences, quelle que soit la version du texte finalement retenue.
Une bataille juridique autour du texte de référence
Au cœur du contentieux figure la loi n°016/2025 relative aux partis politiques. Le Conseil des ministres du 18 septembre a adopté un projet de loi visant à modifier certaines de ses dispositions, notamment en portant de 60 à 90 jours ouvrés le délai d’instruction des demandes de légalisation et en accordant aux partis existants trois mois pour se conformer aux nouvelles exigences.
Le PRD conteste toutefois la référence juridique utilisée par le gouvernement. Ariel Éloi Iwangou soutient que la version du 27 juin 2025 avait été retirée du Journal officiel en raison d’erreurs matérielles avant d’être remplacée par une publication datée du 30 juin. Il demande à la Cour constitutionnelle d’en tirer les conséquences sur la délibération du 18 septembre. Le recours est désormais entre les mains de la Haute juridiction, qui devra se prononcer sur sa recevabilité puis, le cas échéant, sur le fond.
Blaise Louembé : « Nous répondons aux critères »
Dans ce contexte, le PDG choisit de ne pas s’engager dans la controverse juridique. Blaise Louembé estime que son parti dispose des éléments nécessaires pour satisfaire aux exigences prévues par le cadre légal, quelle que soit la version finalement retenue.
Le président du PDG refuse ainsi de voir dans la procédure actuelle une source d’inquiétude pour son parti. Il renvoie la question de la conformité juridique à la Cour constitutionnelle, seule compétente pour trancher le contentieux qui lui est soumis.
Cette position intervient alors que les formations politiques sont engagées dans un processus de mise en conformité avec le nouveau cadre réglementaire. Le débat dépasse donc désormais le seul cas du PDG : il porte sur la sécurité juridique du processus et sur les règles auxquelles l’ensemble des formations politiques devront se conformer.
En attendant la décision de la Cour constitutionnelle, le PDG maintient sa ligne : ne pas entrer dans la bataille juridique et attendre l’arbitrage de la Haute juridiction. Une posture qui permet à Blaise Louembé d’afficher sa confiance alors que la réforme du paysage politique gabonais poursuit son parcours institutionnel.








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