500 millions de tonnes de potentiel
Le 15 mai 2026, l’État gabonais et Havilah Mining Gabon ont signé à Libreville la convention d’exploitation du gisement. Selon le ministère des Mines, le site présente un potentiel estimé à environ 500 millions de tonnes de minerai de fer. La première phase doit cibler près de 35 millions de tonnes de minerai à expédition directe (DSO), permettant une mise en exploitation initiale sans passer par une transformation lourde.
Pour le gouvernement, cette convention marque une étape particulière : il s’agit, selon le ministre des Mines Sosthène Nguema Nguema, de la première convention concernant un projet de fer destiné à entrer en exploitation au Gabon. Le calendrier prévoit un démarrage en novembre, après plusieurs années consacrées à l’exploration et à l’évaluation du gisement.
Le véritable test sera désormais sur le terrain
L’enjeu ne se limite toutefois plus à la signature d’une convention. Les premières installations du projet sont actuellement en construction, notamment sur les infrastructures liées à l’accès au site et à l’évacuation du minerai. L’AGP rapporte notamment l’avancement de travaux routiers et d’ouvrages destinés à accompagner la future exploitation.
La réussite du calendrier annoncé dépendra donc de la capacité à achever les infrastructures, organiser l’extraction, assurer le transport du minerai et mettre en place les conditions nécessaires à son évacuation. Autrement dit, Milingui entre désormais dans le temps des réalisations concrètes.
Un projet attendu pour l’économie de la Nyanga
Sur le plan de l’emploi, Havilah Mining Gabon prévoit, pour la première phase, environ 530 emplois directs et 1 100 emplois indirects. Une deuxième phase, envisagée à l’horizon de trois ans, porterait ces perspectives à environ 830 emplois directs et plus de 2 000 emplois indirects, selon les déclarations du directeur général associé de l’entreprise rapportées par l’AGP.
Le projet s’inscrit également dans une dynamique plus large de développement minier de la Nyanga. Les autorités gabonaises estiment que l’ensemble des projets miniers de la province pourrait générer entre 6 000 et 7 000 emplois directs et indirects.
2027, première année de production budgétée
Autre indicateur de l’importance accordée au projet : les prévisions budgétaires nationales intègrent déjà le démarrage de la production de minerai de fer. Le Conseil des ministres du 18 septembre 2026 a retenu une hypothèse de 1,5 million de tonnes de minerai de fer produites en 2027.
Pour Milingui, le rendez-vous est donc désormais clairement fixé. Après les années d’exploration, les annonces et les reports, novembre 2026 devra marquer le passage de la promesse à la production. Les volumes effectivement extraits, la capacité d’évacuation du minerai et les premières exportations constitueront les principaux indicateurs permettant de mesurer le lancement réel de ce nouveau chapitre du secteur minier gabonais.








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